Appel à communication

APPEL À COMMUNICATION
JOURNÉE DES DOCTORANTS
« ÉCOLOGIE ET HUMANITÉS »

Envoi du résumé de proposition :lundi 9 mars 2015 (date limite).  APPEL CLOS!!!

Date et lieu de l’événement : mercredi 05 mai 2015 à l’Université Bordeaux Montaigne.


univ bordeaux

Université Bordeaux Montaigne, École Doctorale « Montaigne – Humanités »

 

APPEL À COMMUNICATION

JOURNÉE DES DOCTORANTS

« ÉCOLOGIE ET HUMANITÉS »

 

Résumé

 

Le mercredi 05 mai 2015 à la salle Jean Bordes de la Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine (MSHA) de l’Université Bordeaux Montaigne aura lieu la journée des doctorants de 09h00 à 17h00. Cette journée sera consacrée aux rapports entre l’écologie et les humanités et viendra conclure une initiative doctorante sur ce thème, proposée tout au long de l’année sous la forme d’ateliers de lecture, de discussions, de conférences, de débats, ainsi que d’un horizon de la recherche. Pour préparer un tel événement, des contributions de toutes les disciplines seront les bienvenues, d’autant que les différentes séances de cette initiative doctorante auront pour vocation de susciter de telles propositions. Ces propositions peuvent émaner d’autres universités, de même que les séances restent ouvertes à un large public.

 

Argument

Les études de l’homme et de la nature n’ont eu de cesse de se séparer alors que les savoirs se transformaient en disciplines de plus en plus lointaines les unes des autres. En effet, l’écologie est souvent délaissée par les humanités – elle est trop souvent confiée aux sciences dures et expérimentales – alors même que les humanités pourraient servir le mieux du monde à la promotion de l’écologie politique et ont présidé, en outre, à la formation de l’esprit de l’écologie scientifique.

Il semble pourtant indispensable de ne pas se satisfaire de ce constat, dès lors que l’écologie politique comme l’écologie scientifique reconnaissent leur dialogue et leur recours nécessaires à l’histoire, à la littérature, à la philosophie, à la peinture, aux mythes et aux capacités linguistiques sortant des jeux habituels de pouvoir. Autant de disciplines qui pourtant, lorsqu’elles sont associées à un champ où règnent en maître les sciences dures et expérimentales, ne le sont bien souvent qu’à la marge, et jamais placées en tant que creuset des savoirs que sont censées incarner originellement les humanités.

Évitant soigneusement tout reproche d’abandon, dans un sens comme dans l’autre, entre écologie et humanités, nous souhaiterions appeler à une reprise appuyée de leurs multiples dialogues possibles à travers cette proposition, afin de penser conjointement l’homme et la nature.

 

Axes de recherche

 

Les propositions de contribution ainsi que de communication pourront s’articuler selon les axes suivants : (1) Écologie, éthique et justice (2) Écologie, société et politique (3) Écologie, écriture et esthétique.

 

AXE 1 – ÉCOLOGIE, ÉTHIQUE ET JUSTICE

Disciplines indicatives : DroitHistoire, Géographie, Sciences politiques, Philosophie, Eco-anthropologie.

Mots-clefs : Justice, gouvernance, inégalité, éthique environnementale.

 

L’urgence internationale relative à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre semble primer sur les questions d’éthiques et de justices relatives à la remise en question de la relation Hommes-Nature et au traitement des iniquités environnementales transfrontalières dans l’espace monde globalisé d’aujourd’hui: inégale accès aux ressources, répartition inégale des risques naturels, inégalités dans la gouvernance de la nature. Face à la diversité des cultures et au regard des rôles différents joués dans la dégradation de l’environnement mondial, quelles solutions envisager en termes de lutte contre les problèmes environnementaux planétaires? Quelles prises en charges des inégalités environnementales ? Les propositions pourront porter sur l’historiographie et la généalogie des mouvements de justice environnementale et de protection de la nature. Elles pourront aussi porter sur la présentation et l’évaluation des politiques et des programmes d’action se réclamant de la gouvernance environnementale afin d’en apprécier les enjeux sociaux, culturels, religieux, etc. Les réflexions sur les enjeux du réchauffement climatique, de la patrimonialisation de la nature et du vivant seront appréciées. L’axe insistera sur les problèmes écologiques globaux et les divers dilemmes qu’ils peuvent soulever.

 

Éléments bibliographiques

Alexandre Magnan, Changement climatique : tous vulnérables ? Editions Rue d’ULM, 2013.

Ariane Debourdeau, Les grands textes fondateurs de l’écologie, Flammarion, 2013.

Blanchon David et al., « Comprendre et construire la justice environnementale », Annales de géographie 1/ 2009 (n° 665-666), p. 35-60.

Catherine Larrère, « Actualité de l’éthique environnementale : du local au global, la question de la justice environnementale », in Écosophie la philosophie à l’épreuve de l’écologie, sous la direction de Hicham-Stéphane Afeissa, Éditions MF, 2009.

Hicham-Stéphane Afeissa, Éthique de l’environnement. Nature, valeur, respect ; Paris, Vrin , 2010.

Martha Nussbaum, Capabilités : Comment créer les conditions d’un monde plus juste ?, Flammarion, 2012.

  1. Nussbaum, Frontiers of Justice: Disability, Nationality, Species Membership, Belknap Press, 2006.

Wackernagel M. & W. Rees, Notre empreinte écologique, Montréal, Ecosociété, 1996.

 

AXE 2 – ÉCOLOGIE, SOCIÉTÉ ET POLITIQUE

Disciplines indicatives : Philosophie de l’environnement, histoire et géographie, sciences économiques, politiques et sociales.

Mots-clefs : Développement, modernité, capitalisme, occident.

À Stockholm, en Suède, se tint du 5 au 16 juin 1972 la première conférence des Nations unies sur l’environnement humain qui marqua le début des réflexions de nos dirigeants mondiaux sur l’état de la planète ; celle-ci donna également lieu à un programme de protection en commun. D’autre part, un rapport sur les limites de la croissance rédigé par les experts du Massachusetts Institute of Technology à la suite d’une demande du Club de Rome, sortit la même année.

La fin des Trente Glorieuses fut aussi celle de la remise en cause officielle du mode de production et de développement issu de la Révolution industrielle, au moment même où ce dernier commençait à s’implanter dans le monde entier et où l’intensité de ses activités faisait rentrer l’humanité de manière irréversible dans une nouvelle ère géologique : l’ère de l’Anthropocène.

Toutes ces circonstances nous poussent à nous interroger sur la manière d’habiter la planète et de nous rapporter à la nature. Quels rapports la crise écologique nous invite-t-elle à envisager entre la nature et les sociétés ? De quelle façon cette crise touche-t-elle aussi le domaine du droit et de la politique ? Sommes-nous en train de sortir de la modernité ou bien sommes-nous en train d’assister à son apothéose ? Et enfin, outre sa naissance de manière officielle au cours des années 1970 dans les pays développés, n’y a-t-il pas des traditions plus anciennes proches de l’esprit de l’écologie sociale et politique qui se sont distribuées et développées tout au long de l’essor industriel de manière critique vis-à-vis de ce dernier ? On songera, par exemple, aux mouvements luddite, romantique, et naturien, et autres courants anti-industriels. En quoi l’écologie politique et sociale se distingue-t-elle, ou bien se rapproche-t-elle, de ces courants ?

Les futures propositions sont invitées ici à réfléchir aux conséquences de la Révolution industrielle sur notre manière d’habiter la planète ainsi que ses effets sur les domaines de la politique, de l’économique, de la technique, et enfin sur la société elle-même. L’enjeu principal, et sous-jacent à cet axe, consistera à apprécier les forces en présence afin de dégager les nouveaux rapports éventuels pouvant contribuer à résorber ou à résoudre cette crise écologique que nous traversons.

 

Éléments bibliographiques

Christophe Bonneuil, Jean-Baptiste Fressoz. L’Évènement. Anthropocène. La Terre, l’histoire et nous, Paris, Editions du Seuil, collection « Anthropocène », 2013.

Jacques Grinevald, La Biosphère de l’Anthropocène. Pétrole et Climat, la double menace. Repères transdisciplinaires 1824-2007, Georg Editeur / Éditions Médecine & Hygiène, Genève, 2007.

Bernard Charbonneau, Jacques Ellul, Nous sommes des révolutionnaires malgré nous. Textes pionniers de l’écologie politique, texte transcrits par Sébastien Morillon, corrigés et annotés par Christian Roy, préfacés par Quentin Hardy, Paris, Editions du Seuil, collection « Anthropocène », 2014.

Fabrice Flipo, Nature et politique. Contribution à une anthropologie de la modernité et de la globalisation, Paris, Éditions Amsterdam, 2014.

Jean-Marie Harribey et Michael Löwy, Capital contre nature (sous la direction de), Paris, Presses Universitaires de France, collection « Actuel Marx Confrontation – Série Economie et Politique », 2003.

John Bellamy Forster, Marx Ecologiste, traduction d’Aurélien Blanchard, Joséphine Gross, Charlotte Nordmann, Paris, Editions Amsterdam, 2011.

Karl Marx, Œuvres, édition établie, présentée, et annotée, par Maximilien Rubel, Paris, Gallimard, collection « Bibliothèque de la Pléiade », en quatre tomes, 1968-1995.

Élisée Reclus, L’Homme et la Terre, Paris, Librairie universelle, en six tomes, 1905-1908.

Philippe Pelletier, Géographie et anarchie. Élisée Reclus, Pierre Kropotkine, Léon Metchnikoff, et d’autres, Paris, Éditions du Monde libertaire & Éditions libertaires, 2013.

 

AXE 3 – ÉCOLOGIE, ÉCRITURES ET ESTHÉTIQUE

Disciplines indicatives : Littératures, langues et sciences du langage, arts plastiques et vivants.

Mots-clefs : écriture de la nature, écocritique, éco-poétique, land art.

Éditions et collections dédiées à l’environnement, inspirations diverses par l’animal et le végétal, expositions et travaux se référant à la nature : à l’heure où de plus en plus de textes et d’œuvres d’art sont (re)publiés ou (re)montrés sous un éclairage nouveau qui verdit les uns en surface mais fait surtout apparaître les autres pour profondément soucieux qu’ils sont – parfois depuis longtemps – des rapports entre hommes et nature, il apparaît indispensable d’observer et d’historiciser la façon qu’ont eue les hommes de dire leurs milieux.

Tant dans les arts que dans les lettres, la question majeure pourrait être de distinguer entre des approches prétendant représenter la nature et d’autres soucieuses de lui donner présence sans parler en son nom, faisant résonner l’idée selon laquelle elle peut se dire elle-même. Une attention toute particulière sera également portée sur la façon dont cette écriture de la nature au sens large relativise voire abolit toute frontière entre la nature et une « culture » qui en serait distincte. C’est ainsi que les sciences du langage pourront par exemple éclairer en différentes langues les glissements de sens de mots aussi décisifs que « nature », « environnement » ou « milieu », les arts explorer ce que l’écologie comporte d’un embellissement ou d’un réenchantement du monde, les littératures enfin commenter l’histoire des idées et des formes d’une écologie née entre autres dans les livres.

 

Éléments bibliographiques

Tom Pughe et Michel Granger (dir.), Ecrire la nature, Revue française d’études américaines, Belin, Paris, 2005/4, n°106.

Hans Blumenberg, La lisibilité du monde, traduction de Pierre Rush et Denis Trierweiler, Editions du Cerf, Paris, 2007.

Yves Citton, L’avenir des humanités : économie de la connaissance ou cultures de l’interprétation ?, La découverte, Paris, 2010.

Alain Suberchicot, Littérature et environnement. Pour une écocritique comparée. Honoré Champion, « Unichamp Essentiel », Paris, 2012.

Augustin Berque, Alessia de Biase, Philippe Bonnin (dir.), Donner lieu au monde : la poétique de l’habiter, actes du colloque de Cerisy-la-Salle, éditions Donner Lieu, Paris, 2012.

Lambert Barthélémy (dir.), Imagination(s) environnementale(s), Presses Universitaires de Rennes, 2013.

Yves Citton, Pour une écologie de l’attention, coll. « La couleur des idées », Seuil, Paris, 2014.

Mirella Vadean et Sylvain David (dir.), La pensée écologique et l’espace littéraire, coll. « Figura », Presses de l’Université du Québec, 2014.

 

Informations pratiques

 

Journée des doctorants

Les propositions de communication pour la journée des doctorants sur le thème « Écologie et Humanités » devront être soumises sous la forme d’un résumé (8000 caractères maximum, espaces compris, format DOC) avant le  lundi 9 mars 2015. Elles devront être accompagnées d’une courte biographie (500 caractères maximum, espaces compris), ainsi que d’une bibliographie à caractère indicatif mobilisée pour l’évènement (entre cinq et dix références) et enfin l’axe choisi en guise de problématique.

Après sélection, elles donneront lieu à 20-25 minutes de présentation maximum à cette journée prévue le mercredi 06 Mai 2015.

 

Pour toute proposition, contacter l’adresse suivante : ecologieethumanite@outlook.com

Organisation

 

Bertrand GUEST

Maître de conférences en Littérature générale et comparée à l’Université d’Angers.

EA 922 Centre d’Étude et de Recherche sur Imaginaire, Écritures et Cultures (CERIEC)

 

Fabien COLOMBO

Doctorant en philosophie à l’Université Bordeaux Montaigne.

UMR 5185 Aménagement, Développement, Environnement, Santé, et Sociétés (ADESS).

 

Nestor ENGONE ELLOUÉ

Doctorant en philosophie à l’Université Bordeaux Montaigne.

EA 4574 Sciences Philosophie, Humanités (SPH).

 

École Doctorale « Montaigne – Humanités »

Université Bordeaux Montaigne

Domaine universitaire

Esplanade des Antilles

F – 33607 PESSAC Cedex

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